Première séance…

L’inscription au club est validée, j’ai pris contact avec mon instructeur, l’avion est réservé.
Rendez vous samedi 10H00….

Première rencontre avec mon instructeur B., premier contact plutôt chaleureux, l’homme est sympathique et avenant, tout cela me semble vraiment bien engagé.

Présentation du fonctionnement du club, j’ai déjà obtenu pas mal d’informations lors de mon précédent vol de découverte, tout me semble clair.

Nous allons vers l’avion qui est au hangar, une nouvelle fois il est nécessaire de déplacer 2 ou 3 zinc pour accéder au notre.Il s’agit d’un DR400-120, sur lequel je vais effectuer la grande majorité de mes heures de vol en tant que pilote élève.
Le club possède deux DR400, un petit Tecnam peux également servir pour l’apprentissage, mais mon instructeur semble privilégier les DR.

« Prévol » habituelle, il ne s’agit que de ma deuxième « prévol », mais je sens déjà les automatismes s’installer, je fais consciencieusement le tour de l’avion, un petit complément d’huile est nécessaire, tout le reste est OK.

Nous nous installons à bord, nouvelle présentation rapide des instruments.
Je suis actuellement plongé chaque soir (depuis un bon mois) dans la lecture attentive des livres de formation PPL (CEPADUES et ZILIO), la disposition et le rôle de chacun des instruments n’ont déjà plus de secrets…Je le sens à l’aise, aucun malentendu ne subsiste.

Contact tour, roulage.
Durant le roulage, B. me laisse les commandes, c’est la première fois que je joue avec les palonnier au sol, les contrôleurs qui sont dans la tour doivent bien se marrer, je ne peux que constater la trajectoire parfaitement sinusoïdale que je viens d’effectuer.
Cela me rappelle un peu les premiers essais en voiture ou en mobylette, on ne connait pas la sensibilité des commandes, et chaque fois que je pense agir en douceur sur une des commandes, on se retrouve bien loin de la fameuse ligne jaune dont je ne devrai pas m’éloigner….
Freinage : il ne semble pas y avoir d’airbag dans cette machine, sinon, je suis quasiment certain qu’il se serait déclenché vu la violence de mon arrêt.

Décollage, montée…

B. me laisse rapidement les commandes et me fais accomplir quelques exercices basiques (assiettes montée et descente, virages à 30°), je suis une nouvelle fois très surpris par la sensibilité du manche, le moindre petit mouvement engendre une réaction assez vive de la bête.

Pas mal de trafic dans le ciel qui nous entoure, les informations radios sont précieuses, et me permettent de rester vigilant sur les autres aéronefs qui nous entourent.

Après ces quelques exercices, je suis complètement perdu, incapable de savoir ou je suis, ni quelles sont les villes que je survole.

B. me laisse les commandes jusqu’à l’intégration en vent arrière, il les reprend avant le virage qui vas nous permettre d’intégrer la base.

Toutes ses actions sont commentées, il m’indique les repères sols permettant de délimiter le circuit de piste, j’essaie d’assimiler toutes ces indications qui me serviront bientôt…

Atterrissage en douceur, je pensais avoir voler un petit quart d’heure, je constate à l’horamètre  que nous venons de passer une heure en l’air, je suis une nouvelle fois stupéfait !

Nous prenons le temps de discuter un peu avec B., il m’explique son parcours professionnel de pilote de ligne, nous calons d’ores et déjà les 3 prochaines séances pour être certains de disposer d’un avion…

Je n’ai plus qu’une hâte, être samedi prochain.

J’ai la chance d’exercer une métier qui me passionne, et je n’ai jamais été pressé d’être en week-end.
J’ai bien sûr une vie extra professionnelle variée et bien remplie, mais je fais quand même partie des gens qui, le dimanche soir sont heureux de rattaquer une nouvelle semaine de boulot.Et bien je crois que cette première leçon va faire de moi un homme pressé d’être en week-end, non pas pour être sûr d’en avoir terminé avec une longue semaine de travail, mais pour profiter au plus vite d’une nouvelle séance de vol…..

Vivement samedi prochain, la séance est calée à 8 heures, seul créneau permettant de disposer d’un avion, je n’attends plus que cela…

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