Je profite un peu de quelques jours de congés pour voler un peu plus que d’habitude.
Et me voila en pleine phase d’apprentissage de l’atterrissage.
Les séances de vols se succèdent et se ressemblent.
Tours de piste, tours de piste et tours de piste…
Je vient d’entamer ce matin ma douzième heure de vol, je commence à maitriser le circuit de piste, des automatismes apparaissent, les enchainements du tour de pistes sont acquis.
Je rencontre encore quelques difficultés à me rendre disponible pour la radio et certaines phases du circuit m’accaparent encore beaucoup, à tel point que si mon FI ne me le rappelle pas, j’oublie complètement le message radio de « Vent arrière » et « Finale ».
En revanche, l’arrondi reste encore pour moi un assez grand mystère.
J’ai bien compris la théorie, et même si je n’ai jamais encore eu la sensation d’avoir fait un touché catastrophique, je ne sais jamais trop quoi penser du dernier toucher que je viens de faire.Mon Fi n’a pas l’air trop inquiet, ça me rassure, mais je sens que je suis encore incapable de juger de la qualité de ce que je fais, et c’est pour moi un signe clair de mon incompétence dans ce domaine.
C’est une sensation que j’ai éprouvée assez souvent depuis le début de cette formation : après avoir étudié une nouvelle activité, je me rends compte que je suis incapable de porter un jugement sur la qualité de ma réalisation, c’est bien une preuve que la tâche n’est pas du tout maitrisée, mais curieusement, c’est une perception que je ne me souviens pas avoir rencontrée dans d’autres domaines de manière aussi prononcée.
Je ne voudrais surtout pas qu’à la lecture de ce billet, vous puissiez penser que le tour de piste ne m’intéresse pas.
C’est certes un peu répétitif, et sans beaucoup de surprises, mais j’ai bien compris que c’était incontournable et essentiel. Je ne m’en lasse pas même si vu de l’extérieur, cela peut paraître étrange :
Des tours de piste ? Mais, en fait tu tournes en rond ?! Et tu trouves ça génial ? C’est un peu comme un manège, mais en plus cher …!
Vous ne pouvez pas comprendre..
Et dire que je vais bientôt les faire tout seul les tours de manège…
Le 28 décembre 2008 |
Mes vols |
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Température extérieure : +4°C
Point de rosée : -2°C
Grand soleil
Vent 2 Knts
Bref, un temps idéal pour voler. Et par conséquent, embouteillage sur LFLY…
De longues minutes passées à attendre avant de décoller, des tours vent arrière prolongés, prolongés, prolongés…
Une des branches vent arrière a même été prolongée de…16 Nautiques….pour laisser passer 4 arrivées IFR. L’occasion pour moi de jouer avec l’ILS de la 34 pour faire une longue, très longue, très très longue finale….

Je ne sais pas encore ce qu’il se passait aujourd’hui à Lyon, mais je n’avais jamais vu autant de jet dans le secteur.
Cela dit, avec presque 2 heures de vol, ce fût ma plus longue séance.
7 tours de piste, une longue ballade en campagne pour laisser la place au trafic IFR, un simu de panne au décollage (ma première), pas de fatigue ressentie, bref encore une séance parfaite.
Quelques jours de vacances entre Noël et le jour de l’an vont même me permettre de revoler lundi matin, si la MTO le permet.Ce devrait être l’occasion pour la première fois de toucher un autre terrain que LFLY.
Décidemment, je suis accro, et pour l’instant, mon rythme de progression me satisfait pleinement.
Quel bonheur…
Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je n’ai jamais vraiment su ce que couvraient les assurances dans la cadre de la pratique de l’aviation de loisir.
Savez-vous précisément quels sont les garanties proposées, les montants alloués, les restrictions imposées ?
Si vous avez souscrit un contrat spécifique, vous avez probablement pris le temps de lire les conditions générales (enfin je l’espère), mais si comme moi, vous n’avez comme seule et unique couverture que l’assurance FFA, comme moi, vous ne connaissez probablement pas le détail des garanties proposées.
Je ne suis qu’en formation PPL, j’envisagerai éventuellement d’étendre la couverture lorsque je serai diplômé
Je suis tombé sur le site de la FFA (Fédération Française Aéronautique), sur ce document, qui explique comment fonctionne l’assurance proposée par cette fédération, et qui prend soin de nous rappeler quelques détails
qui n’en sont pas :
En particulier, il est important que le pratiquant vérifie que les garanties qu’il a souscrites par ailleurs (par exemple les couvertures de prêts bancaires) restent acquises lors de la pratique d’activités aéronautiques.
D’où l’intérêt de se soucier un minimum de tout cela. En effet, si la couverture de prêt bancaire ne s’applique pas dans la cadre du pilotage, ça n’est pas un détail, c’est à mon avis une chose à prendre très au sérieux, les conséquences pouvant être catastrophiques.
Découvert sur le forum du site de pegase Tv quelques images d’un Robin DR400 en cours de maintenance.

On est bien peu de choses ma brave dame
Toutes les étapes de la rénovation sont détaillées en photo, c’est assez instructif.
Le 23 décembre 2008 |
Actu |
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Il y a des infos qui font un peu peur…
Un conducteur ivre, c’est dangereux.
Un conducteur de bus ivre, c’est très dangereux.
Un conducteur de train ivre, c’est très très dangereux.
Mais alors un conducteur d’avion ivre…
L’info est parue sur le site de RTL Info Belgique

Entre nous, les gars qui se retrouvent sur la photo d’archive qui illustre cet article doivent être vraiment contents….
Source : rtlinfo.be
Déjà ?
dîtes-vous…
Effectivement, le site a été lancé un peu rapidement lorsque j’ai débuté ma formation PPL, et je n’ai pas eu le temps de lui donner un look suffisamment travaillé à mon goût.
Certes, je ne suis pas graphiste et mes compétences dans ce domaine sont plus que limitées, mais je fais de mon mieux…
Voilà donc une nouvelle version, que j’essaierai de faire évoluer du mieux que je le pourrai dans les semaines et mois qui viennent.
J’en ai également profité pour modifier le nom du blog, il porte désormais un nom tiré de l’immat de mon avion préféré, pilote en herbe
me semblait peu adapté, et trop limitatif.
Et vous, vous préfériez avant ?
Le 22 décembre 2008 |
Humeurs |
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Je ne résiste pas à l’envie de vous parler de ce site que je fréquente depuis bien longtemps :

Survol de France
Même si je suis certain que vous connaissez déjà ce bijou, je ne peux pas m’empêcher d’en parler pour le faire découvrir à ceux d’entre vous qui seraient passé à coté de cette découverte.
Si mes souvenirs sont bons, (mais peut-être que je me trompe, dans ce cas là, corrigez moi) à l’origine s’appelait « France vue du ciel » et son adresse était « http://francefromtheair.free.fr« . Aujourd’hui, cette adresse n’est plus valide…
Il réunit des photographies aériennes de toute la France, postées bien souvent par des amateurs, géolocalisées, classées par département, photographe,etc.
Je ne vous cache pas que dès que j’aurais ma licence en poche, un de mes principaux objectifs est la photographie.
Je crois pouvoir annoncer que ce n’est pas sans une certaine fierté que je posterai ma première photo sur ce site que je parcourais en rêvant déjà il y a plusieurs années.
Le site de Météo France consacré à l’aviation a parait-il fait peau neuve.
Je n’ai reçu ma première licence FFA qu’il y a quelques jours, et cette dernière est nécessaire pour s’inscrire et avoir accès au portail AéroWeb.
Je n’ai donc jamais connu la précédente version du site. Cependant, cette nouvelle mouture me semble plutôt bien conçue.On y trouve beaucoup d’informations pertinentes.
Un exemple : Le « Guide Aviation« , qui, bien qu’étant présent sur le portail Aéroweb, semble accessible à tout un chacun puisqu’en lien direct, le site ne demande pas d’authentification (Jetez y un oeil vous même).
Un autre document, décrivant les caractéristiques des METAR, me semble également très intéressant..
Le rapport d’activité est aussi assez intéressant à consulter.
Je n’ai pas encore eu le temps de parcourir tout le site, mais à première vue, il mérite qu’on s’y attarde…
Le 20 décembre 2008 |
Mes vols |
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Temps maussade et visibilité moyenne, pas de vent du tout, impeccable pour une séance de tour de pistes.
Ce neuvième vol s’annonce assez moyen puisque je suis sous l’emprise d’un état grippal assez prononcé depuis quelques jours, fiévreux, pas très en forme, le nez qui coule, des quintes de toux et un état cérébral pas CAVOK du tout.
Je me dis que la séance risque d’être catastrophique, mais je ne préfère pas annuler car la régularité d’un vol par semaine que je m’étais fixée comme objectif au départ commence à prendre mauvaise tournure avec cette météo hivernale.
Je me lance et comme par magie, à ma grande surprise, je me sens bien.
Le vol débute plutôt bien, les minutes passent, et la fatigue qui m’assomme depuis quelques jours prend le large, j’en oublie même que je suis malade. Je précise tout de suite que s’il s’était agit d »un vol solo, je n’aurais pas décollé dans cet état.
Tout se passe pour le mieux, les TDP s’enchaînent, chaque touché est meilleur que le précédent, les approches, sont propres, axe, plan, vitesse, ça se passe bien…
Mieux que la semaine dernière, j’ai même le temps de regarder un peu le paysage, je me détends, je suis beaucoup plus à l’aise. Il y a pourtant beaucoup de monde sur le circuit et une forte vigilance est nécessaire.
Nous avons d’ailleurs croisé un autre appareil en longue finale, mais qui était pile face à moi, alors que j’étais bien sagement en vent arrière. Le contrôleur nous a prévenu longtemps à l’avance en invitant l’intrus à rejoindre son axe assez vite, mais nous avons tout de même dû mettre un petit coup de manche et sortir du circuit pour ne pas le croiser de trop près (voir image ci contre).
C’est bon signe n’est ce pas ?
Après un vol assez moyen la semaine dernière, voici une séance qui redonne le moral.
D’autant qu’avec un peu plus de neufs heures au compteur, je vois le premier lâcher qui approche. Je sais qu’il me faudra encore une bonne poignée d’heures avant de pouvoir le savourer mais je le sens qui arrive, doucement, mais sûrement…
D’ailleurs, je ne me sens pas encore prêt à cela, mais je sais qu’en quelques heures, à ce niveau de la formation, la progression peut être forte.
Bref, un vol qui s’annonçait mal et qui finalement m’apporte une très grande satisfaction.
Le 18 décembre 2008 |
Actu |
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« Un pilote d’avion n’avait pas les qualifications requises pour atterrir »
Je viens de tomber à l’instant sur un article du journal « Le monde » assez surréaliste.
Je ne sais pas s’il s’agit d’une incompréhension, d’une farce ou bien de réels problèmes de gestions des équipages, mais cela me semble plus que surprenant…
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37935668@7-37,0.html
Cela fait déjà 3 semaines qu’en conjuguant les indisponibilités de chacun et la météo il m’a été impossible de voler.
Samedi, temps maussade et plafond à 1100ft, une heure à peine avant de voler.
J’arrive sur place, et je prends l’ATIS : nous sommes en VFR spécial, mais c’est tout à fait volable.
Au programme : Tours de pistes.
Après un mois sans voler, je ne retrouve pas mes marques tout de suite.
Les premiers circuits sont catastrophiques, les suivants un peu mieux.
C’est assez agréable à cette phase de l’apprentissage (j’en suis à 8 heures de vol) de se rendre compte que même si on est encore foncièrement mauvais (approche, stabilisation, tenue de l’axe et du plan,etc) on sens une progression assez rapide.
J’ai effectué mes deux premiers tours de piste en me disant quelle catastrophe, je suis particulièrement mauvais aujourd’hui
, et même si je n’ai pas fait les suivants en me disant mon dieu, qu’est ce que je pilote bien
, j’ai tout de même ressenti (mon FI aussi, cela me rassure un peu) une progression très nette.
Cela concerne aussi bien l’approche, le toucher, l’arrondi, la tenue de cap et d’altitude sur le circuit de piste, bref, la séance s’annonçait réellement catastrophique, elle aura été très bénéfique, et assez encourageante.
Concernant le rythme des séances, entre l’hiver (et la météo associée), les fêtes de fin d’année, les problèmes juridico-politiques de APEX, (je vous rappelle que je vole exclusivement sur Robin DR400), je me suis rendu compte de la chose suivante :
En terminant un vol, si je sais que la séance suivante n’est que dans 3 semaines, je supporte sans trop de difficultés, en tout cas, même si cela me manque, j’arrive à penser à autre chose.
En revanche, si je sais que la séance suivante est le week-end suivant, je pense à cela toute la semaine.
Bref, plus je vole plus j’ai envie de voler…Une drogue dîtes-vous ?
C’est ainsi que titrait « Le figaro« , dans un article publié sur son site, et daté du 12/12/2008.
838 avions Robin sur une flotte française totale de 2 000 appareils, 42 000 pilotes, 600 aéro-clubs et à peu près autant d’écoles de pilotage, 600 000 heures de vol commencent à se retrouver progressivement au sol ou vont disparaître du paysage aérien français à la suite du dépôt de bilan et de la liquidation de l’entreprise dijonnaise Apex.
Je n’ai pas les compétences suffisantes pour juger si tout ce qui est dit est vrai,mais c’est bien que la presse nationale quotidienne commence à faire du bruit autour de cette affaire, c’est peut-être (je l’espère) une bonne solution pour que les choses bougent (enfin) et que la situation se débloque.
Le 13 décembre 2008 |
Actu |
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Organisé par le site Virtual AirShows.
L’initiative est amusante, j’attends impatiemment de voir ce que cela peut donner….
C’est ici que cela se passe :
http://www.virtual-airshows.com/francais
Le 12 décembre 2008 |
Actu |
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Il s’agit manifestement d’un débat récurent dans le monde de l’aviation de loisir : « Les ZIT servent-elles réellement à quelque chose ? » ou « l’Europe sait elle gérer intelligemment la sureté aérienne ? «
Poser la question, c’est déjà y répondre…
Un très bon article est paru dans le magazine « Aviation & Pilote » du mois de décembre (pages 68 – 69).
Régis HUA-VAN, y rééxplique ce que j’ai déjà lu à plusieurs reprises, mais il a le mérite de le dire clairement et justement.
Je retiens essentiellement de son intervention les points suivants:
Les ZIT ne sont tellement plus temporaires, que pour la plupart, elles figurent désormais sur les cartes aéronautiques
[...] les terroristes étant plutôt intelligents [NDLR : Je ne partage pas cet avis], ils ne sont pas vraiment intéressés par des aéronefs d’une tonne dont on a déjà vu par le passé le peu de dégâts qu’ils peuvent causer
D’autre part, Régis explique (et si cela est vrai, ce dont je ne doute pas, on frise le ridicule), que les pilotes et passagers auxquels ont interdit d’embarquer avec un nombre d’accessoires semblant pourtant inoffensifs (consultez la liste sur ce document, c’est très surprenant ! ) disposent en cabine d’une hache (pour briser les cloisons), de couteaux métalliques (couverts des business class), et de bouteilles en verre…
Au passage un peu de pub (sans contrepartie) : A découvrir également l’espace vidéocast du magazine Aviation & Pilote, avec tout plein de vidéos passionnantes dont une sur la visite des usines de Diamond Aircraft en Autriche, qui vient en complément d’un autre article de ce mois-ci (pages 42 – 47)
Le 6 décembre 2008 |
Actu |
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Je suis tombé récemment sur un lien pointant vers un manuel de 254 pages intitulé « Le guide de l’instructeur VFR », même si je ne suis que simple élève pilote, je viens de commencer la lecture de cet ouvrage, et cela me semble être une approche très intéressante.
Même s’il est officiellement destiné à l’instructeur, cet ouvrage gratuit, rivalise avec plusieurs des manuels que j’ai pu consulter après les avoir achetés à prix d’or (je pense d’ailleurs que je prendrai le temps de publier un petit billet pour dire tout le mal que je pense des éditeurs d’ouvrages de formation à la licence PPL)
L’ouvrage est téléchargeable ici en version PDF , attention il fait tout de même près de 15Mo.
Vous pouvez également le consulter ici, en version PDF, mais téléchargeable chapitre par chapitre.