Peu de billets en ce moment, et pour cause : peu de vols.
La météo capricieuse en ce mois d’avril m’a conduit à annuler ou à écourter de nombreux vols.
Je n’ai toujours pas eu l’occasion de revoler seul, et mon dernier vol (hier) a été l’occasion de quelques tours de piste, avec quelques exercices (Basse hauteur, circuit court, piste fictive limitative…)
Le ciel orageux, le front et les cunimb approchant à grande vitesse, ce vol en double commande n’a pas pu être suivi de quelques tours de piste en solo.
Si la MTO est favorable, prochain vol solo demain en fin d’après midi.
Je croise les doigts…
Evènement sans précédent : un aller-retour LFLY – LFHS
Au risque de paraître un peu ridicule je considère cela comme ma première navigation.
En effet : première fois que je dépasse les 3000 ft, première fois que je croise les axes de St-Ex, première fois que je pénètre la TMA de St-Ex (que l’on s’arrangeait toujours pour éviter jusqu’à ce jour), première fois que je sors ma carte au 1/500 000, première fois que j’utilise un VOR et un ADF en condition réelle, première fois que je mets en pratique le cheminement
, première fois que je parcours une aussi grande distance.
Bref, beaucoup de premières fois qui font que cette première micro-nav, m’a comblé.
Pour beaucoup d’entre vous, cela va probablement sembler ridicule, mais souvenez vous de vos débuts (allez, ça n’est peut -être pas si loin)…
Mais pour d’autres encore ça n’est qu’un lointain rêve, et à vous, je le dit : lançez-vous ça vaut vraiment le coup !
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Tout est si beau vu du ciel.
Pour ceux qui ne connaissent pas la région, l’ensemble du trajet consiste à traverser la Dombes : des milliers d’étangs à perte de vue, par une journée ensoleillée, c’est un spectacle formidable. (En tout cas, pour moi, ça le fût).

Un seul problème à tout cela : On n’a plus envie de s’arrêter, voler, voler, encore voler, voilà mon envie du moment.
Et oui, après le lâcher, vient le second.
Après avoir été lâché sur mon terrain de naissance
, celui sur lequel j’ai fait toute ma formation (LFLY), est venue l’heure de découvrir autre chose que le tour de piste.
Une grande aventure.
Me voilà donc parti pour un terrain sur lequel je ne suis allé qu’une seule fois (LFHV). Rien de bien exceptionnel me direz-vous ?
Et bien si, il s’agit d’un terrain non contrôlé.
J’ai suivi toute ma formation dans une CTR, habitué à contacter la fréquence sol, la tour, demander des clairances,etc. Se retrouver sur un terrain sans contrôleur, c’est un peu comme le premier jour ou on va à l’école, et qu’on se retrouve sans sa maman !
Il parait que l’inverse est bien plus difficile (apprendre sur un terrain sans contrôle et devoir fréquenter des CTR sans avoir un entraînement radio suffisant), c’est probable mais je n’en sais rien du tout !
En tout cas, cela perturbe un peu les habitudes et la routine qui commençait à s’installer.
Les quelques 10 ou 15 minutes de trajet se déroulent sans accro, malgré une visibilité catastrophique.
Arrivé sur le terrain, 3 tours de pistes sans encombre puis de nouveau un Tu me poses là et tu m’en fais un tout seul ?
Mais ça va finir par devenir une habitude !
Nouveau tour de piste en solo, sur un terrain en auto information, avec une piste beaucoup plus courte et beaucoup plus étroite que la mienne
.
Tout se passe pour le mieux, je récupère mon FI et on rentre au bercail.
J’ai découvert avec stupeur en remplissant mon carnet de vol que j’avais passé plus de 20 minutes tout seul à bord pour ce tour de piste, j’avais très sincèrement l’impression que cet instant avait duré tout au plus 3 minutes.
Voilà pourquoi cet instant est si magique, le plaisir est tel que le temps en devient élastique.
Malheureusement, pas dans le bon sens, 20 minutes de plaisir en l’air passent si vite….
Le 4 avril 2009 |
Mes vols |
Commentaires fermés
Ca y est, c’est fait, comme je l’ai déjà évoqué brièvement dans ce billet, je suis lâché.
C’est finalement beaucoup moins impressionnant que ce à quoi on pourrait s’attendre, bien qu’étant d’une saveur sans pareil.
Voilà déjà quelques semaines (voire mois, puisque la météo a été capricieuse), que je m’attendais à franchir cette étape, et que l’idée en elle même me faisait parfois trembler tant je ne me sentais pas prêt à assumer un TDP seul à bord.
Et puis finalement, le jour J, tout cela se passe le plus naturellement du monde…
Les conditions météo étaient optimales (sinon, me direz vous, évidemment, je n’aurais pas été lâché), pas trop de monde dans le circuit, on a commencé par enchaîner 4 ou 5 tours avec mon FI, puis constatant que les arrondis étaient presque parfaits (jour de grâce), et que j’étais parfaitement, à l’aise, la chose arriva…
Au 5ème touch, alors que je m’apprêtais à redécoller comme pour les 4 précédents, mon FI, au moment précis ou je m’apprêtais à remettre les gaz, écrase les freins et me lance un « on dégage au prochain TW ».
Stupeur !
« Tu me déposes sur le bord de piste, et tu m’en fais tout seul ? »
« Pour sûr ! »
Calme, concentré et appliqué, tout s’est passé comme s’il était encore à coté de moi, à deux exceptions prêt :
1 - Il n’est plus à coté de moi
2 – L’avion monte comme une flèche et atteint l’altitude du tour de piste avant même que je n’ai eu le temps de couper la pompe et de rentrer les volets.(Ce détail est relaté dans tous les récits de lâchers que j’ai pu lire, mais la surprise est telle que je me suis fait avoir quand même.)
Décontracté, pas stressé du tout, j’ai su profiter de l’instant de grâce du premier vol solo, et je n’ai même pas pu m’empêcher de faire une petite photo du siège vide…
Ca y est, cet instant magique est derrière moi.
Une première fois
de plus dans la vie d’un homme. Il y a beaucoup de premières fois, mais celle-ci est d’une symbolique assez forte : La première fois que j’ai volé tout seul.