La nav du week-end : Lyon – Le Puy – Feurs – Villefranche – Lyon
Au programme de ce samedi: Le déroutement.
Direction Le Puy en Velay (LFHP).
Départ de bonne heure un nouvelle fois, les DR400 du club étant indisponibles, c’est en PA28 (un avion dont j’ai déjà parlé ici, et dont j’apprécie particulièrement le « confort » du pilotage par rapport au DR400).
Direction Le Puy en Velay donc, et après ?
Rien, aucune info, « on verra » m’a-t-il dit, l’objectif étant de travailler le déroutement.
En route pour Le Puy, avec une altitude jamais atteinte par votre serviteur, qui a volé ce matin même au FL85 ! Il est vrai que c’est plus simple en PA28-160 qu’en DR400-120, jusqu’à ce jour, je pensais même ne jamais dépasser 5 500 QNH ;-)
Arrivé au Puy, une petite heure après le départ, et sans encombre, le terrain est charmant, très propre, avec de belles installations, qui semblent d’ailleurs très légèrement sous-exploitées, pas un chat aux alentours, silence radio…
Intégration, posé, arrêt, redécollage.
« Bon, ben on va prendre la direction du retour sur Lyon » me dit-on dans la casque.
Ok.
5 minutes de vol plus tard : « Ah, problème météo, pas la peine de rentrer à Lyon, c’est tout bouché, on pourra pas se poser. Le plus logique serait de dérouter vers St-Etienne, mais la piste est fermée suite à un incident. Allons voir si on peut aller boire un verre sur le terrain de Feurs ! «
Ok, donc, on prend le TOP, on estime le cap, on l’affiche, puis on estime la distance, puis la durée, puis l’heure d’arrivée, ensuite on affiche les fréquences radio COM, on contacte St-Etienne avant d’entrer dans la TMA, puis on prend une butée VOR pour être sur de pas rater ce petit terrain en herbe posé au milieu des champs, puis on affiche la fréquence de radio NAV. Comme on est pas très loin, on attaque la descente, tout en pensant à assurer la sécurité, parce qu’on nous a signalé du monde en face.
Bref, vous l’aurez compris, rien de très compliqué, mais une charge de travail assez conséquente, qui influence assez fortement la qualité de mon pilotage: le cap est bien tenu, mais le vario vascille.
Avec un FI a coté, on a le temps de regarder la carte, de relever des CAP sur sa carte, de comprendre ou on est, et de mesurer les distances.
Le terrain de Feurs, est bien camouflé, une piste en herbe verte calée entre un champ en herbe verte et un autre champ en herbe verte lui aussi, j’hésite, je doute et ce n’est qu’à la verticale du terrain que j’ai vraiment la certitude d’y être !
Seul à bord, je me dis que la charge de travail ne doit pas être simple à gérer.
Et pourtant…
Et pourtant, il va falloir s’y faire, puisque dimanche prochain, si la météo le permet, ça sera ma première Nav en solo !
C’est un étape majeure de la formation, que je juge tout aussi importante que le premier lâcher.
Je sais que j’en suis capable, je sais aussi que mon FI me juge prêt (sinon, il ne me lâcherait pas, il n’est pas fou !) mais cela reste pour moi un symbole fort.
Si tout se passe bien également, le week-end suivant sera celui de ma « Grande Nav » de + de 150NM, qui marquera une avancée certaine vers l’examen en vol, que je souhaiterais pouvoir passer avant d’être papa, si tout le permet, c’est à dire avant la fin du mois de Novembre.
La météo des semaines à venir va être décisive dans mon rythme de progression vers l’ultime étape de cette formation.
A bientôt donc pour la suite des évènements, le début de la grande aventure approche : Nav solo, examen….Ce n’est que le début d’un rêve qui commence à vraiment prendre forme…
La trace Google Earth de la nav de ce matin :
Lyon Bron (LFLY) – Le Puy/Loudes (LFHP) – Feur (LFLZ) – Villefrance Tarare (LFHV) – Lyon Bron ) : 2h21 de voyage…
