Long silence sur ce blog depuis plusieurs mois, et pour cause, l’annonce de l’imminence de mon test PPL faite ici même, et qui date d’il y a plusieurs mois est tout à fait obsolète puisque c’est déjà la 6ème fois que la date de ce test est reportée, tantôt pour cause de Météo, tantôt pour indisponibilité de l’examinateur.
Bref cette date est une nouvelle fois repoussée, le test devrait avoir lieu dans les jours qui viennent, enfin si tout va bien.
A suivre donc, en espérant pouvoir vous donner de (bonnes) nouvelles au plus vite…
Ce matin, grand soleil, les vols VFR non commerciaux sont ré-autorisés (on eu chaud, l’autorisation date d’hier 18H…), rendez-vous à 8h sur le terrain de Bron pour aller rendre visite à nos voisins de Bourg-en-Bresse, qui organisent un « cafe-croissant » sur leurs installations.
C’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation de deux membres de mon club, à qui il restait une place dans leur avion.
Départ à 8h30, grand soleil,temps calme, un peu de brume.
L’objectif pour moi est double : profiter de cette expérience de passager avec deux pilotes expérimentés pour observer, puis pour une fois, (c’est mon premier vol en tant que passager arrière), profiter du paysage, faire quelques photos, découvrir un peu mieux ma région vue d’en haut et savourer…
Saint-Exupéry est fermé, la situation est exceptionnelle, on en profite pour demander un transit « verticale tour », la contrôleuse nous autorise sans surprise avec un « couper les axes à convenance »…
Direction Ambérieu pour un « touch », c’est l’occasion de découvrir un terrain que je n’avais pas encore pratiqué, puis on prend la route de Bourg, n’oubliant pas que le café nous attend !
Nous sommes parmi les premiers avions à arriver, ambiance sympa, pas mal de monde sur la plateforme.
Au départ, au point d’arrêt, nous laisseront passer au moins 6 ou 7 appareils, tous en finale, les uns derrières les autres, certains ULM se posant avant même que la piste ne soit dégagée, un beau capharnaüm…
En tout cas l’initiative de l’aéroclub de Bourg-en-Bresse « Les ailes du Revermont » a été couronnée de succès.
Pas pressés de rentrer nous faisons un petit crochet par Lons-Le-Saunier, un petit terrain très sympa, au milieu de la campagne, petite discussion avec les locaux, puis nous rentrons sur Lyon.
2h08 de navigation comme passager, du soleil, peu de vent, et pas de nuage de cendres à l’horizon ;-)
Je publie assez peu en ce moment (c’est un euphémisme), pour une bonne raison : je ne vole pas.
La météo catastrophique de ces dernières semaines m’a forcé à annuler au moins 3 ou 4 vols.
Par contre, ma décision est prise, en accord avec mon FI : Je m’inscris au test pratique. Si tout va bien, je prépare mon dossier à la fin de cette semaine.
La date du grand jour sera donc annoncée dans les semaines qui viennent, si tout va bien je passe le test d’ici la fin du mois d’Avril…
Comme je l’expliquais dans ce billet, je me suis fait ma première vraie frayeur ce samedi en tour de piste solo.
Après une petite séance en doubles commande pour rependre mes marques après 4 mois sans voler, mon instructeur m’a propsé de faire quelques tours tout seul, je n’ai pas su refuser.
Il y avait vraiment beaucoup de monde dans le circuit, à un tel point que : - 4 ou 5 avions qui étaient en tour de piste (dont moi), ce sont retrouvés contraints d’aller faire des 360° à proximité du terrain. - 5 ou 6 avions se sont vu refuser temporairement l’accès à la CTR.
Bref, je crois que depuis que je vole sur la plateforme, c’était la journée la plus chargée que j’ai connue. On sentait que le contrôleur plein de bonne volonté essayait de faire au mieux, mais malgré tout, je l’ai senti un peu dépassé par les évènements.
Après quelques ronds au dessus de l’eau (4 ou 5 360° pour patienter au dessus du grand large) , me voila donc autorisé à réintégrer le circuit.
Je suis en vent arrière, j’entends le contrôleur autoriser un biréacteurs assez imposant à s’aligner. Ce faisant, le même contrôleur me demande de prolonger la vent arrière pour laisser passer une arrivée IFR. Finalement il change d’avis et me demande de virer immédiatement en base. Je collationne et j’exécute.
Me voilà donc en finale assez longue, je m’annonce et constate qu’au loin, le biréacteur est toujours aligné, mais pas autorisé à décoller. Quelques secondes s’écoulent, je me rapproche lentement mais surement, et voyant que la piste est toujours occupée, je me ré-annonce en finale, pour être sûr que le contrôleur ne l’ait pas oublié. Il confirme : « poursuivez et rappelez en courte ». Je collationne et j’exécute.
Mon prédécesseur est toujours aligné, et il reçoit l’autorisation de décoller. Je pense donc que la piste va se dégager très vite. Cependant, avant de mettre les gaz, il reprend contact avec la tour pour avoir une information supplémentaire et ne bouge pas. Me voila en courte, avec cet avion devant moi, la fréquence occupée, et de gros doute sur la meilleure solution pour laquelle opter.
La remise de gaz me semble inévitable, mais sachant que mon prédécesseur est autorisé à décoller, je sais parfaitement qu’il m’est impossible de remettre les gaz dans l’axe. A ce moment, le contrôleur s’aperçoit de son erreur et de mon manque de réactivité.
Je suis en très courte, il me demande de faire une remise de gaz, et de virer à droite pour passer au dessus de la tour. J’exécute instantanément, mais un peu tard…je suis à moins de 100ft /sol, à quelques dizaines de mètres du biréacteur qui est maintenant plein gaz pour décoller mais n’a pas encore bougé, et je me fait très violemment secouer par le souffle de ses réacteur à pleine puissance. Ayant déjà entrepris mon virage à droite, je ne reçois qu’une infime partie des turbulences de réacteur, puisque très vite je quitte l’axe et me dégage de son souffle, mais j’ai tout de même le temps de constater que c’est extrêmement violent !
Me voilà donc en remise de gaz entrain de monter au dessus de la tour comme demandé, mais j’y rencontre deux aéronefs en attente, je me faufile entre eux, et demande rapidement à croiser les axes pour réintégrer le circuit. Je vire en base rapidement, et me prépare à faire un complet pour rentrer souffler un peu, puis finalement, le plaisir étant trop intense après 4 mois sans voler, je repartirai tout de même pour un tour supplémentaire.
La morale de tout cela : 1 – Le contrôleur a commis une grosse erreur. 2 – J’ai bien vu que la piste était occupée, mais je n’ai pas su quelle option prendre. 3 – A cause de mon inexpérience, je n’ai pas osé quitter l’axe et faire ma remise de gaz en passant au dessus de la tour (pour moi, une remise de gaz, c’est dans l’axe) , et le contrôleur m’a proposé cette option (la meilleure), bien trop tardivement. 4 – Je n’ai pas anticipé une seul instant, le fait que j’allais me retrouver dans le souffle violent des réacteur de mon prédécesseur.
Bref, je m’en sors très bien, je n’ai pas du tout paniqué sur le coup, c’est à froid que je me dis qu’en fait, la situation n’était pas terrible du tout, et que cette première remise de gaz « pour de vrai », même si elle a été concluante, s’est déroulée dans des conditions pas très académiques.
Rien de grave donc, c’est comme cela que l’on progresse, et cette petite frayeur m’aura appris énormément de choses : 1 – Ne pas faire une confiance aveugle au contrôleur, lui aussi il peut se tromper…
2 – Appréhender plus rapidement les situations difficiles et leur résolution, quitte à interrompre des communications radios en cours pour demander de l’aide.
3 – Attention, les gros jet, ca souffle fort, très fort…
Après 4 mois complets d’abstinence (pour les raisons que j’ai déjà exposées précédemment) je reprends les hostilités avec un plaisir non dissimulé !
Au programme de cette journée de reprise, une petite séance de remise en jambe. Vol en double commandes improvisé entre Lyon-Bron (LFLY) et Bourg-en-Bresse (LFHS), la météo n’est pas exceptionnelle, mais la visibilité est correcte, ce vol de reprise ne se fera pas sous le soleil (il y a même quelques gouttes), mais il se fera !
On a beau me dire que c’est comme le vélo, après 4 mois sans voler, les réglages sont un peu hésitants, l’altitude n’est pas très bien tenue, mais l’essentiel est là, j’ai gardé mes réflexes acquis.
Le vol de passe bien, on s’offre même le luxe de faire le retour par une verticale Saint-Exupéry (j’adore !!!) on coupe les axes au dessus d’un A321 qui se pose, c’est magique…
De retour au terrain, pas trop de monde en tour de piste, mon FI me propose de faire quelques tours tout seul. J’hésite un peu, j’avais prévu cette option hier en réservant l’avion après ce vol en double, puis j’avais annulé ma réservation dans la foulée en me disant que pour une journée de reprise après une si longue période sans voler, une séance en double me suffirait.
Mon FI insiste « Mais si, vas-y, profites en ! « .
Il n’en fallait pas plus.L’avion est libre, je le réserve et c’est reparti pour quelques tours de piste, en solo cette fois-ci.
Malheureusement, je n’étais pas le seul à avoir eu cette idée, le contrôleur va être très fatigué ce soir je pense…
Beaucoup d’avions en tours de piste, des arrivées et départs IFR, plusieurs aéronefs contraints de rester à l’extérieur de la CTR, bref un beau Capharnaüm…
Tout cela m’a valu une belle grosse frayeur, mais je détaillerai tout cela dans un autre billet, parce que je pense que l’analyse de la situation est intéressante en tout cas, cela me servira de leçon !
La fin de parcours s’annonce plus longue que prévue. Il y a quelques semaines, j’effectuais mes Navs solos, dernière étape de cette formation au PPL. Il ne me reste plus qu’une ou deux séances de révision avant l’examen, mais mes disponibilités personnelles, celles des avions et la météo font que le jour tant attendu ne cesse de s’éloigner.
J’espère tout de même réussir à passer le test avant noël, c’est mon objectif.
Je viens tout juste d’effectuer ma « Grande Nav’ » de plus de 150 Nm.
Celle-là même qui va me permettre de me présenter au test pratique PPL, je n’ai donc jamais été aussi près du but…
Au programme de l’après-midi de ce vendredi, Lyon-Bron (LFLY) / Le Puy en Velay (LFHP) / Roanne (LFLO) / Lyon Bron (LFLY)
Soit environ 170 Nn.
Le vent est assez fort, (10 à 20 Knts), à Lyon il est dans l’axe, sur les autres terrains que je vais fréquenter, il semble un peu moins fort, mais un peu moins dans l’axe que sur mon terrain de départ.
Pour le reste, température assez fraiche, air très sec et tempête de ciel bleu à perte de vue.
Départ de Lyon, dans des turbulences assez violentes. Pour atteindre ma première destination, Le Puy En Velay, j’ai fait le choix de transiter au FL75.
Je monte donc tranquillement, en passant verticale St-Chamond, puis St-Etienne. Très vite, les turbulences disparaissent, et le vol devient paisible.
Je n’ai qu’à corriger la forte dérive due au vent du Nord, en augmentant mon cap de presque 20°, et tout file tranquillement.
Le parcours est assez simple, puisque la première branche, consiste à suivre la vallée du Gier, le repère visuel est assez facilement reconnaissable, pas trop de risque de se perdre. Et pourtant, en arrivant après la verticale de St-Etienne, tout appliqué à corriger ma dérive, je ne me rends pas compte que le vent a faibli, et je m’écarte un peu de ma route, rien de méchant, je retrouve mon chemin très vite, un coup d’oeil rapide au GPS confirme ma position, et le terrain de destination est déjà en vue.
Le vent sur le terrain est orienté de 3/4 face, pas trop de turbulences, bien qu’au niveau du sol ça secoue un petit peu.
Verticale tour, personne sur la fréquence depuis plusieurs minutes, à tel point qu’après avoir vérifé 10 fois ma fréquence et la carte VAC, j’en viens à me demander si ma radio n’est pas KO.
Finalement une fois posé, un autre appareil quitte le parking club, et enfin, la fréquence prend vie.
Je gare mon fidèle destrier dans l ‘herbe, et pars à la recherche d’une âme en vie sur ce terrain tout propre, tout neuf, mais bien calme…Tout semble bien pensé, entretenu, mais énormément sous-exploité.
Accueil chaleureux de l’agent AFIS, qui appose le coup de tampon magique, qui conditionnait le départ vers ma prochaine destination.
Décollage pour Roanne (LFLO), cette branche m’impose une route avec le vent de face tout le long, me voilà très vite au niveau 65, je pense avoir au moins 20 Knts de vent de face, ma vitesse sol est assez désespérante, et cette branche va être longue, longue, longue…
J’ai la très nette impression, de ne pas avancer, les paysages, (magnifiques au demeurant) semble figés, mes repères visuels au sol ne défilent presque pas, toutes mes estimées sont largement sous évaluées.
Mais le payasage du Forez est tout simplement splendide, avec cette luminosité. Malheureusement, mon appareil photo capte assez mal l’ambiance, et les quelques photos réalisées sont d’une qualité tout à fait déplorable…
Enfin, la ville de Roanne se dessine à l’horizon, ma ville natale, dans laquelle j’ai passé plus de 20 ans, à quelques encablures seulement du terrain, c’est d’ailleurs cette proximité du terrain (qui était le lieu de prédilection pour la ballade du dimanche), que je tient pour responsable de ma dépendance actuelle. Je n’ai pas choisi ce parcours de Nav tout à fait par hasard, voilà bien longtemps que je révais de poser mon DR400 sur ce terrain.
La piste est en vue, je contacte l’AFIS, quelques collègues dans le circuit, un peu de vent, mais à peu près dans l’axe, je me pose, je me gare, je monte à la tour chercher mon coup de tampon, et je m’asseois. Je m’asseois sur ce banc, sur lequel, entre 5 et 20 ans, j’ai passé de nombreuses heures de jour comme de nuit, à discuter, rêver, refaire le monde, admirer, m’émerveiller…
Pendant longtemps, cette destination, ce terrain, ce banc, particulièrement fûrent des petits moments de bonheur. Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour, c’est en avion que je reviendrais visiter les lieux.
L’hiver pointe son nez, la température est froide, le vent est soutenu, mais le plaisir est immense.
Je reste là, 10 ou 20 minutes à me replonger dans ces souvenirs, puis je reprends ma route direction Lyon.
Le temps commence à changer, le ciel couvert forme une épaisse couche dense et uniforme qui commence à descendre tout doucement du nord, la frontière, est bien visible, à droite, grand ciel bleu, à gauche une couche dense qui progresse inexorablement vers le Sud. D’ailleurs, une fois posé, j’ai repris, la route pour regagner mon domicile en voiture, et j’ai fini le parcours sous un ciel complètement gris, voire noir.
Je ne suis pas inquiet car je ne suis pas loin, et je vois bien que j’ai largement le temps de passer avant le mauvais temps, mais force est de constater que j’ai eu de la chance de pouvoir accomplir ma nav dans de si bonnes conditions météo.
Arrivé sur Lyon, verticale tour, puis intégration en vent arrière 34, je suis Numéro 1, je me pose, ca y est, c’est fini. De retour au bercail, je range l’avion, remplis les documents administratifs, envoie un SMS à mon FI pour lui indiquer que je suis rentré et que tout est OK, et je me repose 10 minutes sur un banc…
Ca fait du bien. Après chaque vol, j’aime prendre un peu de temps pour me poser, profiter de ces instants qui suivent un vol, et qui souvent sont un mélange de pleins de sensations, de bien-être, de calme, de satiété et de sérénité. Savourer ce bonheur qui rend vite dépendant.
Voilà, j’ai volé, je suis bien, je suis prêt du but que je m’étais fixé il y a tout juste un an sans y croire moi même : passer et obtenir mon PPL avant le 31/12/2009, pour l’instant, c’est bien engagé…
Première Nav solo effectuée ce week-end, avec une météo assez moyenne à mon goût pour un premier voyage solo, mais finalement tout s’est bien passé.
La visibilité est bonne, le plafond aux environs de 4 000 ft QNH, le vent est calme sur le terrain. Je prends les NOTAM, METAR et TAF des terrains situés à proximité de mon parcours, je fonce à l’avion, je m’installe et je me concentre.
Pas de difficulté particulière à priori sur cette nav, mais je crois que ma principale crainte est de me perdre ou de ne pas trouver le terrain…
Départ de Lyon aux alentours de 13:00, direction Bourg en Bresse, le plafond est assez bas, je transit donc à environ 2 500 ft QNH, les nuages sont stables pas de pluie, pas de vent, pas trop de turbulences.
Le trajet se déroule sans encombre, l’arrivée sur Bourg en Bresse est assez propre à mon goût, verticale terrain, report pour la vent-arrière 36, intégration, posé, freiné, impeccable.
Je me dirige donc vers le parking club pour obtenir le coup de tampon magique qui attestera de mon passage sur ce terrain du bout de monde.
C’est la première fois que je me pose et m’arrête sur un terrain autre que le mien, et je ne suis pas du tout sûr de moi, lorsqu’il s’agit de trouver un emplacement pour stationner…
Pas trop de monde (c’est un euphémisme) sur la plateforme, je me pose donc à un endroit ou j’estime que je ne gêne personne, puis je vais chercher une âme charitable qui voudra bien apposer son sceau sur mon carnet de vol.
C’est chose faite en quelques minutes, puisqu’en pénétrant dans les locaux de l’aéroclub, je trouve immédiatement une personne disponible, et très sympa qui accepte de certifier mon passage.
A peine 10 minutes de pause, me voilà de nouveau prêt au départ, cette fois-ci direction Chalon-sur-Saône.
Le vent est toujours calme, le plafond toujours assez soudé remonte un peu et me permet d’envisager une branche à 4 000 QNH.
Quelques minutes après le décollage je croise (de très près) un vol parfaitement désorganisé de plusieurs dizaines de cigognes, petite frayeur, coup de manche, le troupeau passe en bout d’aile, sans dommage, petite suée…
Je reprends mon cap, direction Chalon,ce que je craignais n’arrive pas, pas le temps de se perdre, j’aperçois de très loin le terrain de Chalon.
Je contact l’AFIS, et j’apprends (nouvelle difficulté) qu’il y a des parachutages en cours. N’ayant jamais eu l’occasion de m’intégrer sur un circuit avec parachutage, j’hésite un peu puis n’étant pas sûr de moi, je demande des infos à l’AFIS, qui m’indique qu’il n’y a aucun problème, je n’ai qu’à m’intégrer normalement, en évitant simplement la verticale terrain. Trop facile..
Curieusement, le vent qui était calme et orienté au nord nord-ouest depuis le début de mon trajet est ici installé du 260°, à 16Knts.
Je m’attendais donc à utiliser la 34, alors que c’est la 17 qui est en service.
Atterrissage donc, avec un léger vent de travers, je n’ai pas l’habitude de cette situation à Bron, où le vent est quasiment tout le temps dans l’axe de la piste.
Petit décrabé improvisé à partir de ce que j’ai pu lire dans la littérature spécialisée, je me retrouve dans l’axe au moment de toucher, parfait, je m’en sors pas trop mal.
A Chalon, il n’y a qu’un seul taxiway, je me dirige donc vers le bureau de piste, ou j’acquitte ma taxe d’atterrissage (8 euros) et fait tamponner une nouvelle fois mon carnet de vol.
Surprise : un magnifique avion est stationné sur la parking, mais je ne sais pas de quel modèle il s’agit:
Je repars en remontant la piste puisqu’il le seul taxiway existant débouche en bout de 17, je m’aligne, mise en puissance, sensation étrange de vibrations inconnues jusque là.
Petite hésitation, je diminue la puissance, puis je remets les gaz à fond, la vibration réapparait, mais tous les instruments sont OK, j’en conclus donc, que la situation est normale pour un décollage avec un vent de travers, en effet dès que mes roues quittent le sol, je me retrouve très vite déporté hors de l’axe, la rafale était assez forte, me voilà de nouveau dans l’axe, situation contrôlée.
Je quitte la fréquence, remercie l’agent AFIS de service (charmante), et reprends ma route vers Bron.
J’ai la surprise de voir arriver en face de moi un autre appareil quelques centaines de pieds plus bas, pile dans l’axe, je me déroute légèrement à droite, puis monte un peu pour creuser l’écart qui était entre nous, l’autre appareil n’a semble-t-il pas réagi, je me demande même s’il m’a vu passer.
Cette dernière branche est assez longue, (une heure), mais ne présente pas de difficultés particulières, pas de relief, pas de ZRT / ZIT à éviter.
Après m’être annoncé, je veille la fréquence Lyon info, (135.2) je ne serai dans l’espace contrôlé que d’ici 25 Nm.
Le contrôleur et un pilote ont discuté pendant plus de 20 minutes, malheureusement le pilote ne parlait pas un seul mot d’Anglais. Catastrophique… Le contrôleur a su rester Zen, mais je me demande encore comment il a fait.
Le pilote ne comprenait aucune instruction, ne collationnait rien, ne répondait pas quand on l’appelait, je n’imaginais même pas cela possible…
Plus de 20 minutes d’échanges sans queue ni tête, de malentendus et de quiproquos pour statuer en tout et pour tout sur : - Qui êtes vous - D’où venez vous - Ou allez vous - De quelle manière souhaitez vous y aller.
Heureusement que la fréquence était calme par ailleurs, parce que ce brave pilote accaparait 100% de la disponibilité du contrôleur…
Arrivée à Bron, intégration en vent arrière 34, approche propre, touché doux, home sweet home…
Concernant cette première expérience, je suis comblé, très satisfait de la manière dont se sont déroulées les choses, rassuré, car finalement c’est plus simple que ce à quoi je m’attendais, bref, j’attends avec impatience la prochaine, la dernière de mon cursus de formation, puisqu’avec cette nav de 150 Nm, je vais pouvoir postuler au test pratique PPL.
Finalement, tout s’est bien mieux déroulé que ce que je pouvais imaginer. Pas de frayeur, pas d’égarement.
Je suis à quelques semaines de mon test PPL, qui, si la météo l’avait permis aurait déjà même du se dérouler.
Tant de choses vécues, tant de découvertes, l’apprentissage est encore long, mais ca y est, en un an, je suis entré dans un monde qui m’était jusqu’à là inconnu, et que je n’imaginais pas fréquenter de si près.
Je n’en suis qu’au tout début de l’aventure, mais chaque jour je me félicite d’avoir oser me lancer. J’apprécie aussi le fait d’avoir pu progresser dans un environnement professionnel qui m’a permis d’acquérir un niveau de vie suffisant pour m’offrir ces précieuses minutes de bonheur, qui malheureusement ne sont pas à la portée (financière) de tout le monde.
Bref, l’aventure commence, le grand tournant du PPL est proche, et j’espère pouvoir continuer à « nourrir » ce blog pendant de nombreuses années…
Je remercie au passage tout ceux qui ont des sites relatant leur parcours de pilote, c’est en grand partie grâce à eux que j’ai osé franchir le pas.
Le 4 octobre 2009 | Mes vols | Commentaires fermés
Aujourd’hui c’est le grand jour, Première nav solo : Lyon Bron – Bourg en Bresse – Chalons sur Saône – Lyon Bron.
La météo est parfaite, ma navigation est préparée depuis plusieurs semaines (puisqu’elle a déjà été annulée pour cause de météo), je l’ai révisée des dizaine de fois: Je suis fin prêt.
Arrivée au terrain vers 12h45, L’avion est au fond du hangar, il faut en sortir 4 pour accéder au mien. Qu’à cela ne tienne, je déplace tout cela, fini par accéder à mon avion, je le mets en place sur le parking.
Prévol soigneuse, il manque un peu d’huile, je complète (l’avion est en rodage, un cylindre a été changé récemment, il faut donc de l’huile minérale exclusivement.)
Vérification du niveau d’essence, il en reste plus des 3/4, mais par précaution je décide de compléter pour avoir le plein, on est jamais trop prudent, et une première nav solo, inspire déjà suffisamment de craintes, je préfère jouer la sécurité à fond.Je redéplace l’avion jusqu’à la pompe, tout ca pour ajouter … 12 Litres. Au moins je partirai tranquille.
Remise en place de l’avion au parking, je m’installe, prépare mes cartes, mes lunettes de soleil, mon casque, je prends l’ATIS.Voilà déjà presqu’une heure que je bricole, j’entame ma Check « au parking ».
Et là, patatra…
La pompe à vide est HS, pas d’horizon, pas de conservateur de cap.
Pour une première nav solo, ça me semble un peu risqué, j’annule le vol.
En résumé de ce qui aurait pu être une superbe journée, inaugurant ma première nav solo : quelques photos des autres, ceux qui ont eu la chance de voler….
Hier, par un temps magnifique sans vent, avec du soleil, et une visibilité parfaite, petite séance de remise en jambe après 3 semaines sans voler.
Voici déjà 3 week-end que mes navigations solo prévues sont annulées pour cause de météo.
Au programme de cette séance : quelques révisions, de la « mania », et beaucoup d’exercices moteur réduit : PTL, PTU, PTE.
Je ne suis pas encore très familier de ces exercices, mais je commence tout de même à avoir quelques repères.
Le fameux « Angle de plané » commence à représenter quelque chose pour moi. Sans vent, les choses sont plus simple évidemment.
Je suis encore loin d’une maîtrise parfaite de l’exercice, mais je commence à sentir un peu les choses, je visualise l’angle, je sais si je fait « faire la piste » ou pas, bref ça commence à rentrer, tout doucement…
Les exercices ont été effectués sur le terrain de Pérouges (LFHC), petite terrain en herbe tranquille, qui permet de s’entrainer sans trop être dérangé par le trafic. Pour se rendre sur le terrain c’était l’occasion de faire une verticale St-Ex une nouvelle fois : J’ADORE….!!! passage à 700 ft du sol au dessus du terrain, c’était grandiose.
Si la météo le permet, le week-end prochain, première Nav en solo, je finirais presque par ne plus y croire…
L’attaque du Figaro contre les contrôleurs aériens a fait couler beaucoup d’encre ces dernières heures, cet article dans un premier temps, puis ce second, pour entretenir la polémique
Le Syndicat National des Contrôleurs du Trafic Aérien (SNCTA) riposte dans un droit de réponse publié ce matin, et conteste la rigueur de l’enquête. D’aucun évoquent un article traité dans des conditions douteuses, utilisé par le Figaro pour faire un gros buzz et mettre en avant la nouvelle maquette de son édition papier.
Le SNCTA est scandalisé par la teneur de l’article du Figaro du 23 septembre.
Amalgames et raccourcis jettent le discrédit sur des hommes et des femmes qui assurent avec professionnalisme la sécurité de milliers de passagers et des populations survolées.
Le SNCTA rappelle que le contrôle aérien français assure 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, un service public de qualité.
La DGAC quant à elle s’exprime également dans les colonnes de Challenges.fr et dément avec force de quelconques problèmes d’organisation et de sécurité.
En ce qui me concerne, bien que n’étant pas du métier, j’ai eu l’occasion d’écouter l’extrait sonore présenté sur le site du Figaro, dans lequel on entend une altercation entre un contrôleur et un pilote excédé.
En toute objectivité, on se rend vite compte que le pilote est un peu nerveux, et qu’il s’attaque au contrôleur, comme il aurait pu s’attaquer à n’importe qui. Il s’agit pour moi d’un contre exemple, tout à fait ridicule, qui n’apporte absolument aucun élément à ce que voudrait prouver le Figaro.
Le 5 septembre 2009 | Mes vols | Commentaires fermés
Au programme de ce samedi: Le déroutement.
Direction Le Puy en Velay (LFHP).
Départ de bonne heure un nouvelle fois, les DR400 du club étant indisponibles, c’est en PA28 (un avion dont j’ai déjà parlé ici, et dont j’apprécie particulièrement le « confort » du pilotage par rapport au DR400).
Direction Le Puy en Velay donc, et après ?
Rien, aucune info, « on verra » m’a-t-il dit, l’objectif étant de travailler le déroutement.
En route pour Le Puy, avec une altitude jamais atteinte par votre serviteur, qui a volé ce matin même au FL85 ! Il est vrai que c’est plus simple en PA28-160 qu’en DR400-120, jusqu’à ce jour, je pensais même ne jamais dépasser 5 500 QNH ;-)
Arrivé au Puy, une petite heure après le départ, et sans encombre, le terrain est charmant, très propre, avec de belles installations, qui semblent d’ailleurs très légèrement sous-exploitées, pas un chat aux alentours, silence radio…
Intégration, posé, arrêt, redécollage.
« Bon, ben on va prendre la direction du retour sur Lyon » me dit-on dans la casque.
Ok.
5 minutes de vol plus tard : « Ah, problème météo, pas la peine de rentrer à Lyon, c’est tout bouché, on pourra pas se poser. Le plus logique serait de dérouter vers St-Etienne, mais la piste est fermée suite à un incident. Allons voir si on peut aller boire un verre sur le terrain de Feurs ! «
Ok, donc, on prend le TOP, on estime le cap, on l’affiche, puis on estime la distance, puis la durée, puis l’heure d’arrivée, ensuite on affiche les fréquences radio COM, on contacte St-Etienne avant d’entrer dans la TMA, puis on prend une butée VOR pour être sur de pas rater ce petit terrain en herbe posé au milieu des champs, puis on affiche la fréquence de radio NAV. Comme on est pas très loin, on attaque la descente, tout en pensant à assurer la sécurité, parce qu’on nous a signalé du monde en face.
Bref, vous l’aurez compris, rien de très compliqué, mais une charge de travail assez conséquente, qui influence assez fortement la qualité de mon pilotage: le cap est bien tenu, mais le vario vascille.
Avec un FI a coté, on a le temps de regarder la carte, de relever des CAP sur sa carte, de comprendre ou on est, et de mesurer les distances.
Le terrain de Feurs, est bien camouflé, une piste en herbe verte calée entre un champ en herbe verte et un autre champ en herbe verte lui aussi, j’hésite, je doute et ce n’est qu’à la verticale du terrain que j’ai vraiment la certitude d’y être !
Seul à bord, je me dis que la charge de travail ne doit pas être simple à gérer.
Et pourtant…
Et pourtant, il va falloir s’y faire, puisque dimanche prochain, si la météo le permet, ça sera ma première Nav en solo !
C’est un étape majeure de la formation, que je juge tout aussi importante que le premier lâcher.
Je sais que j’en suis capable, je sais aussi que mon FI me juge prêt (sinon, il ne me lâcherait pas, il n’est pas fou !) mais cela reste pour moi un symbole fort.
Si tout se passe bien également, le week-end suivant sera celui de ma « Grande Nav » de + de 150NM, qui marquera une avancée certaine vers l’examen en vol, que je souhaiterais pouvoir passer avant d’être papa, si tout le permet, c’est à dire avant la fin du mois de Novembre.
La météo des semaines à venir va être décisive dans mon rythme de progression vers l’ultime étape de cette formation.
A bientôt donc pour la suite des évènements, le début de la grande aventure approche : Nav solo, examen….Ce n’est que le début d’un rêve qui commence à vraiment prendre forme…
La trace Google Earth de la nav de ce matin :
Lyon Bron (LFLY) – Le Puy/Loudes (LFHP) – Feur (LFLZ) – Villefrance Tarare (LFHV) – Lyon Bron ) : 2h21 de voyage…