C’est enfin fait, après le lâcher C172 SP, voici enfin le lâcher PA28.
Je connaissais déjà un peu l’avion pour avoir volé 5 ou 6 heures dessus au cours de ma formation, j’avais déjà donné mes impressions très favorables à la suite de mon premier vol, et je maintiens mon avis, effectivement, l’avion est sympa.

Me voilà donc lâché sur un troisième type d’appareil, cela va me permettre de partir avec 4 personnes à bord pour de plus long voyages, de monter un peu plus haut et un peu plus vite, de trouver plus facilement un avion disponible que lorsque l’on a accès exclusivement aux DR400 « école ».
Le 18 avril 2010 |
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Ce matin, grand soleil, les vols VFR non commerciaux sont ré-autorisés (on eu chaud, l’autorisation date d’hier 18H…), rendez-vous à 8h sur le terrain de Bron pour aller rendre visite à nos voisins de Bourg-en-Bresse, qui organisent un « cafe-croissant » sur leurs installations.
C’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation de deux membres de mon club, à qui il restait une place dans leur avion.
Départ à 8h30, grand soleil,temps calme, un peu de brume.
L’objectif pour moi est double : profiter de cette expérience de passager avec deux pilotes expérimentés pour observer, puis pour une fois, (c’est mon premier vol en tant que passager arrière), profiter du paysage, faire quelques photos, découvrir un peu mieux ma région vue d’en haut et savourer…
Saint-Exupéry est fermé, la situation est exceptionnelle, on en profite pour demander un transit « verticale tour », la contrôleuse nous autorise sans surprise avec un « couper les axes à convenance »…
Direction Ambérieu pour un « touch », c’est l’occasion de découvrir un terrain que je n’avais pas encore pratiqué, puis on prend la route de Bourg, n’oubliant pas que le café nous attend !
Nous sommes parmi les premiers avions à arriver, ambiance sympa, pas mal de monde sur la plateforme.
Au départ, au point d’arrêt, nous laisseront passer au moins 6 ou 7 appareils, tous en finale, les uns derrières les autres, certains ULM se posant avant même que la piste ne soit dégagée, un beau capharnaüm…
En tout cas l’initiative de l’aéroclub de Bourg-en-Bresse « Les ailes du Revermont » a été couronnée de succès.
Pas pressés de rentrer nous faisons un petit crochet par Lons-Le-Saunier, un petit terrain très sympa, au milieu de la campagne, petite discussion avec les locaux, puis nous rentrons sur Lyon.
2h08 de navigation comme passager, du soleil, peu de vent, et pas de nuage de cendres à l’horizon ;-)
Bref un dimanche matin idéal…
A suivre : quelques photos…




Le 5 septembre 2009 |
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Au programme de ce samedi: Le déroutement.
Direction Le Puy en Velay (LFHP).
Départ de bonne heure un nouvelle fois, les DR400 du club étant indisponibles, c’est en PA28 (un avion dont j’ai déjà parlé ici, et dont j’apprécie particulièrement le « confort » du pilotage par rapport au DR400).
Direction Le Puy en Velay donc, et après ?
Rien, aucune info, « on verra » m’a-t-il dit, l’objectif étant de travailler le déroutement.
En route pour Le Puy, avec une altitude jamais atteinte par votre serviteur, qui a volé ce matin même au FL85 ! Il est vrai que c’est plus simple en PA28-160 qu’en DR400-120, jusqu’à ce jour, je pensais même ne jamais dépasser 5 500 QNH ;-)
Arrivé au Puy, une petite heure après le départ, et sans encombre, le terrain est charmant, très propre, avec de belles installations, qui semblent d’ailleurs très légèrement sous-exploitées, pas un chat aux alentours, silence radio…
Intégration, posé, arrêt, redécollage.
« Bon, ben on va prendre la direction du retour sur Lyon » me dit-on dans la casque.
Ok.
5 minutes de vol plus tard : « Ah, problème météo, pas la peine de rentrer à Lyon, c’est tout bouché, on pourra pas se poser. Le plus logique serait de dérouter vers St-Etienne, mais la piste est fermée suite à un incident. Allons voir si on peut aller boire un verre sur le terrain de Feurs ! «
Ok, donc, on prend le TOP, on estime le cap, on l’affiche, puis on estime la distance, puis la durée, puis l’heure d’arrivée, ensuite on affiche les fréquences radio COM, on contacte St-Etienne avant d’entrer dans la TMA, puis on prend une butée VOR pour être sur de pas rater ce petit terrain en herbe posé au milieu des champs, puis on affiche la fréquence de radio NAV. Comme on est pas très loin, on attaque la descente, tout en pensant à assurer la sécurité, parce qu’on nous a signalé du monde en face.
Bref, vous l’aurez compris, rien de très compliqué, mais une charge de travail assez conséquente, qui influence assez fortement la qualité de mon pilotage: le cap est bien tenu, mais le vario vascille.
Avec un FI a coté, on a le temps de regarder la carte, de relever des CAP sur sa carte, de comprendre ou on est, et de mesurer les distances.
Le terrain de Feurs, est bien camouflé, une piste en herbe verte calée entre un champ en herbe verte et un autre champ en herbe verte lui aussi, j’hésite, je doute et ce n’est qu’à la verticale du terrain que j’ai vraiment la certitude d’y être !
Seul à bord, je me dis que la charge de travail ne doit pas être simple à gérer.
Et pourtant…
Et pourtant, il va falloir s’y faire, puisque dimanche prochain, si la météo le permet, ça sera ma première Nav en solo !
C’est un étape majeure de la formation, que je juge tout aussi importante que le premier lâcher.
Je sais que j’en suis capable, je sais aussi que mon FI me juge prêt (sinon, il ne me lâcherait pas, il n’est pas fou !) mais cela reste pour moi un symbole fort.
Si tout se passe bien également, le week-end suivant sera celui de ma « Grande Nav » de + de 150NM, qui marquera une avancée certaine vers l’examen en vol, que je souhaiterais pouvoir passer avant d’être papa, si tout le permet, c’est à dire avant la fin du mois de Novembre.
La météo des semaines à venir va être décisive dans mon rythme de progression vers l’ultime étape de cette formation.
A bientôt donc pour la suite des évènements, le début de la grande aventure approche : Nav solo, examen….Ce n’est que le début d’un rêve qui commence à vraiment prendre forme…

La trace Google Earth de la nav de ce matin :
Lyon Bron (LFLY) – Le Puy/Loudes (LFHP) – Feur (LFLZ) – Villefrance Tarare (LFHV) – Lyon Bron ) : 2h21 de voyage…
Le 4 octobre 2008 |
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L’inscription au club est validée, j’ai pris contact avec mon instructeur, l’avion est réservé.
Rendez vous samedi 10H00….
Première rencontre avec mon instructeur B., premier contact plutôt chaleureux, l’homme est sympathique et avenant, tout cela me semble vraiment bien engagé.
Présentation du fonctionnement du club, j’ai déjà obtenu pas mal d’informations lors de mon précédent vol de découverte, tout me semble clair.
Nous allons vers l’avion qui est au hangar, une nouvelle fois il est nécessaire de déplacer 2 ou 3 zinc pour accéder au notre.Il s’agit d’un DR400-120, sur lequel je vais effectuer la grande majorité de mes heures de vol en tant que pilote élève.
Le club possède deux DR400, un petit Tecnam peux également servir pour l’apprentissage, mais mon instructeur semble privilégier les DR.
« Prévol » habituelle, il ne s’agit que de ma deuxième « prévol », mais je sens déjà les automatismes s’installer, je fais consciencieusement le tour de l’avion, un petit complément d’huile est nécessaire, tout le reste est OK.
Nous nous installons à bord, nouvelle présentation rapide des instruments.
Je suis actuellement plongé chaque soir (depuis un bon mois) dans la lecture attentive des livres de formation PPL (CEPADUES et ZILIO), la disposition et le rôle de chacun des instruments n’ont déjà plus de secrets…Je le sens à l’aise, aucun malentendu ne subsiste.
Contact tour, roulage.
Durant le roulage, B. me laisse les commandes, c’est la première fois que je joue avec les palonnier au sol, les contrôleurs qui sont dans la tour doivent bien se marrer, je ne peux que constater la trajectoire parfaitement sinusoïdale que je viens d’effectuer.
Cela me rappelle un peu les premiers essais en voiture ou en mobylette, on ne connait pas la sensibilité des commandes, et chaque fois que je pense agir en douceur sur une des commandes, on se retrouve bien loin de la fameuse ligne jaune dont je ne devrai pas m’éloigner….
Freinage : il ne semble pas y avoir d’airbag dans cette machine, sinon, je suis quasiment certain qu’il se serait déclenché vu la violence de mon arrêt.
Décollage, montée…
B. me laisse rapidement les commandes et me fais accomplir quelques exercices basiques (assiettes montée et descente, virages à 30°), je suis une nouvelle fois très surpris par la sensibilité du manche, le moindre petit mouvement engendre une réaction assez vive de la bête.
Pas mal de trafic dans le ciel qui nous entoure, les informations radios sont précieuses, et me permettent de rester vigilant sur les autres aéronefs qui nous entourent.
Après ces quelques exercices, je suis complètement perdu, incapable de savoir ou je suis, ni quelles sont les villes que je survole.
B. me laisse les commandes jusqu’à l’intégration en vent arrière, il les reprend avant le virage qui vas nous permettre d’intégrer la base.
Toutes ses actions sont commentées, il m’indique les repères sols permettant de délimiter le circuit de piste, j’essaie d’assimiler toutes ces indications qui me serviront bientôt…
Atterrissage en douceur, je pensais avoir voler un petit quart d’heure, je constate à l’horamètre que nous venons de passer une heure en l’air, je suis une nouvelle fois stupéfait !
Nous prenons le temps de discuter un peu avec B., il m’explique son parcours professionnel de pilote de ligne, nous calons d’ores et déjà les 3 prochaines séances pour être certains de disposer d’un avion…
Je n’ai plus qu’une hâte, être samedi prochain.
J’ai la chance d’exercer une métier qui me passionne, et je n’ai jamais été pressé d’être en week-end.
J’ai bien sûr une vie extra professionnelle variée et bien remplie, mais je fais quand même partie des gens qui, le dimanche soir sont heureux de rattaquer une nouvelle semaine de boulot.Et bien je crois que cette première leçon va faire de moi un homme pressé d’être en week-end, non pas pour être sûr d’en avoir terminé avec une longue semaine de travail, mais pour profiter au plus vite d’une nouvelle séance de vol…..
Vivement samedi prochain, la séance est calée à 8 heures, seul créneau permettant de disposer d’un avion, je n’attends plus que cela…