Et voilà, c’est fait !
Je viens tout juste d’effectuer ma « Grande Nav’ » de plus de 150 Nm.
Celle-là même qui va me permettre de me présenter au test pratique PPL, je n’ai donc jamais été aussi près du but…
Au programme de l’après-midi de ce vendredi, Lyon-Bron (LFLY) / Le Puy en Velay (LFHP) / Roanne (LFLO) / Lyon Bron (LFLY)
Soit environ 170 Nn.
Le vent est assez fort, (10 à 20 Knts), à Lyon il est dans l’axe, sur les autres terrains que je vais fréquenter, il semble un peu moins fort, mais un peu moins dans l’axe que sur mon terrain de départ.
Pour le reste, température assez fraiche, air très sec et tempête de ciel bleu à perte de vue.
Départ de Lyon, dans des turbulences assez violentes. Pour atteindre ma première destination, Le Puy En Velay, j’ai fait le choix de transiter au FL75.
Je monte donc tranquillement, en passant verticale St-Chamond, puis St-Etienne. Très vite, les turbulences disparaissent, et le vol devient paisible.
Je n’ai qu’à corriger la forte dérive due au vent du Nord, en augmentant mon cap de presque 20°, et tout file tranquillement.
Le parcours est assez simple, puisque la première branche, consiste à suivre la vallée du Gier, le repère visuel est assez facilement reconnaissable, pas trop de risque de se perdre. Et pourtant, en arrivant après la verticale de St-Etienne, tout appliqué à corriger ma dérive, je ne me rends pas compte que le vent a faibli, et je m’écarte un peu de ma route, rien de méchant, je retrouve mon chemin très vite, un coup d’oeil rapide au GPS confirme ma position, et le terrain de destination est déjà en vue.
Le vent sur le terrain est orienté de 3/4 face, pas trop de turbulences, bien qu’au niveau du sol ça secoue un petit peu.
Verticale tour, personne sur la fréquence depuis plusieurs minutes, à tel point qu’après avoir vérifé 10 fois ma fréquence et la carte VAC, j’en viens à me demander si ma radio n’est pas KO.
Finalement une fois posé, un autre appareil quitte le parking club, et enfin, la fréquence prend vie.
Je gare mon fidèle destrier dans l ‘herbe, et pars à la recherche d’une âme en vie sur ce terrain tout propre, tout neuf, mais bien calme…Tout semble bien pensé, entretenu, mais énormément sous-exploité.
Accueil chaleureux de l’agent AFIS, qui appose le coup de tampon magique, qui conditionnait le départ vers ma prochaine destination.
Décollage pour Roanne (LFLO), cette branche m’impose une route avec le vent de face tout le long, me voilà très vite au niveau 65, je pense avoir au moins 20 Knts de vent de face, ma vitesse sol est assez désespérante, et cette branche va être longue, longue, longue…
J’ai la très nette impression, de ne pas avancer, les paysages, (magnifiques au demeurant) semble figés, mes repères visuels au sol ne défilent presque pas, toutes mes estimées sont largement sous évaluées.
Mais le payasage du Forez est tout simplement splendide, avec cette luminosité. Malheureusement, mon appareil photo capte assez mal l’ambiance, et les quelques photos réalisées sont d’une qualité tout à fait déplorable…
Enfin, la ville de Roanne se dessine à l’horizon, ma ville natale, dans laquelle j’ai passé plus de 20 ans, à quelques encablures seulement du terrain, c’est d’ailleurs cette proximité du terrain (qui était le lieu de prédilection pour la ballade du dimanche), que je tient pour responsable de ma dépendance actuelle. Je n’ai pas choisi ce parcours de Nav tout à fait par hasard, voilà bien longtemps que je révais de poser mon DR400 sur ce terrain.
La piste est en vue, je contacte l’AFIS, quelques collègues dans le circuit, un peu de vent, mais à peu près dans l’axe, je me pose, je me gare, je monte à la tour chercher mon coup de tampon, et je m’asseois. Je m’asseois sur ce banc, sur lequel, entre 5 et 20 ans, j’ai passé de nombreuses heures de jour comme de nuit, à discuter, rêver, refaire le monde, admirer, m’émerveiller…
Pendant longtemps, cette destination, ce terrain, ce banc, particulièrement fûrent des petits moments de bonheur. Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour, c’est en avion que je reviendrais visiter les lieux.
L’hiver pointe son nez, la température est froide, le vent est soutenu, mais le plaisir est immense.
Je reste là, 10 ou 20 minutes à me replonger dans ces souvenirs, puis je reprends ma route direction Lyon.
Le temps commence à changer, le ciel couvert forme une épaisse couche dense et uniforme qui commence à descendre tout doucement du nord, la frontière, est bien visible, à droite, grand ciel bleu, à gauche une couche dense qui progresse inexorablement vers le Sud. D’ailleurs, une fois posé, j’ai repris, la route pour regagner mon domicile en voiture, et j’ai fini le parcours sous un ciel complètement gris, voire noir.
Je ne suis pas inquiet car je ne suis pas loin, et je vois bien que j’ai largement le temps de passer avant le mauvais temps, mais force est de constater que j’ai eu de la chance de pouvoir accomplir ma nav dans de si bonnes conditions météo.
Arrivé sur Lyon, verticale tour, puis intégration en vent arrière 34, je suis Numéro 1, je me pose, ca y est, c’est fini. De retour au bercail, je range l’avion, remplis les documents administratifs, envoie un SMS à mon FI pour lui indiquer que je suis rentré et que tout est OK, et je me repose 10 minutes sur un banc…
Ca fait du bien. Après chaque vol, j’aime prendre un peu de temps pour me poser, profiter de ces instants qui suivent un vol, et qui souvent sont un mélange de pleins de sensations, de bien-être, de calme, de satiété et de sérénité. Savourer ce bonheur qui rend vite dépendant.
Voilà, j’ai volé, je suis bien, je suis prêt du but que je m’étais fixé il y a tout juste un an sans y croire moi même : passer et obtenir mon PPL avant le 31/12/2009, pour l’instant, c’est bien engagé…
Et voilà, ça y est c’est fait !
Première Nav solo effectuée ce week-end, avec une météo assez moyenne à mon goût pour un premier voyage solo, mais finalement tout s’est bien passé.
La visibilité est bonne, le plafond aux environs de 4 000 ft QNH, le vent est calme sur le terrain.
Je prends les NOTAM, METAR et TAF des terrains situés à proximité de mon parcours, je fonce à l’avion, je m’installe et je me concentre.
Pas de difficulté particulière à priori sur cette nav, mais je crois que ma principale crainte est de me perdre ou de ne pas trouver le terrain…
Départ de Lyon aux alentours de 13:00, direction Bourg en Bresse, le plafond est assez bas, je transit donc à environ 2 500 ft QNH, les nuages sont stables pas de pluie, pas de vent, pas trop de turbulences.

Le trajet se déroule sans encombre, l’arrivée sur Bourg en Bresse est assez propre à mon goût, verticale terrain, report pour la vent-arrière 36, intégration, posé, freiné, impeccable.
Je me dirige donc vers le parking club pour obtenir le coup de tampon magique qui attestera de mon passage sur ce terrain du bout de monde.

C’est la première fois que je me pose et m’arrête sur un terrain autre que le mien, et je ne suis pas du tout sûr de moi, lorsqu’il s’agit de trouver un emplacement pour stationner…
Pas trop de monde (c’est un euphémisme) sur la plateforme, je me pose donc à un endroit ou j’estime que je ne gêne personne, puis je vais chercher une âme charitable qui voudra bien apposer son sceau sur mon carnet de vol.
C’est chose faite en quelques minutes, puisqu’en pénétrant dans les locaux de l’aéroclub, je trouve immédiatement une personne disponible, et très sympa qui accepte de certifier mon passage.
A peine 10 minutes de pause, me voilà de nouveau prêt au départ, cette fois-ci direction Chalon-sur-Saône.
Le vent est toujours calme, le plafond toujours assez soudé remonte un peu et me permet d’envisager une branche à 4 000 QNH.

Quelques minutes après le décollage je croise (de très près) un vol parfaitement désorganisé de plusieurs dizaines de cigognes, petite frayeur, coup de manche, le troupeau passe en bout d’aile, sans dommage, petite suée…
Je reprends mon cap, direction Chalon,ce que je craignais n’arrive pas, pas le temps de se perdre, j’aperçois de très loin le terrain de Chalon.
Je contact l’AFIS, et j’apprends (nouvelle difficulté) qu’il y a des parachutages en cours. N’ayant jamais eu l’occasion de m’intégrer sur un circuit avec parachutage, j’hésite un peu puis n’étant pas sûr de moi, je demande des infos à l’AFIS, qui m’indique qu’il n’y a aucun problème, je n’ai qu’à m’intégrer normalement, en évitant simplement la verticale terrain. Trop facile..
Curieusement, le vent qui était calme et orienté au nord nord-ouest depuis le début de mon trajet est ici installé du 260°, à 16Knts.
Je m’attendais donc à utiliser la 34, alors que c’est la 17 qui est en service.
Atterrissage donc, avec un léger vent de travers, je n’ai pas l’habitude de cette situation à Bron, où le vent est quasiment tout le temps dans l’axe de la piste.
Petit décrabé improvisé à partir de ce que j’ai pu lire dans la littérature spécialisée, je me retrouve dans l’axe au moment de toucher, parfait, je m’en sors pas trop mal.
A Chalon, il n’y a qu’un seul taxiway, je me dirige donc vers le bureau de piste, ou j’acquitte ma taxe d’atterrissage (8 euros) et fait tamponner une nouvelle fois mon carnet de vol.
Surprise : un magnifique avion est stationné sur la parking, mais je ne sais pas de quel modèle il s’agit:

Je repars en remontant la piste puisqu’il le seul taxiway existant débouche en bout de 17, je m’aligne, mise en puissance, sensation étrange de vibrations inconnues jusque là.
Petite hésitation, je diminue la puissance, puis je remets les gaz à fond, la vibration réapparait, mais tous les instruments sont OK, j’en conclus donc, que la situation est normale pour un décollage avec un vent de travers, en effet dès que mes roues quittent le sol, je me retrouve très vite déporté hors de l’axe, la rafale était assez forte, me voilà de nouveau dans l’axe, situation contrôlée.
Je quitte la fréquence, remercie l’agent AFIS de service (charmante), et reprends ma route vers Bron.

J’ai la surprise de voir arriver en face de moi un autre appareil quelques centaines de pieds plus bas, pile dans l’axe, je me déroute légèrement à droite, puis monte un peu pour creuser l’écart qui était entre nous, l’autre appareil n’a semble-t-il pas réagi, je me demande même s’il m’a vu passer.
Cette dernière branche est assez longue, (une heure), mais ne présente pas de difficultés particulières, pas de relief, pas de ZRT / ZIT à éviter.
Après m’être annoncé, je veille la fréquence Lyon info, (135.2) je ne serai dans l’espace contrôlé que d’ici 25 Nm.
Le contrôleur et un pilote ont discuté pendant plus de 20 minutes, malheureusement le pilote ne parlait pas un seul mot d’Anglais.
Catastrophique…
Le contrôleur a su rester Zen, mais je me demande encore comment il a fait.
Le pilote ne comprenait aucune instruction, ne collationnait rien, ne répondait pas quand on l’appelait, je n’imaginais même pas cela possible…
Plus de 20 minutes d’échanges sans queue ni tête, de malentendus et de quiproquos pour statuer en tout et pour tout sur :
- Qui êtes vous
- D’où venez vous
- Ou allez vous
- De quelle manière souhaitez vous y aller.
Heureusement que la fréquence était calme par ailleurs, parce que ce brave pilote accaparait 100% de la disponibilité du contrôleur…
Arrivée à Bron, intégration en vent arrière 34, approche propre, touché doux, home sweet home…

Concernant cette première expérience, je suis comblé, très satisfait de la manière dont se sont déroulées les choses, rassuré, car finalement c’est plus simple que ce à quoi je m’attendais, bref, j’attends avec impatience la prochaine, la dernière de mon cursus de formation, puisqu’avec cette nav de 150 Nm, je vais pouvoir postuler au test pratique PPL.
Finalement, tout s’est bien mieux déroulé que ce que je pouvais imaginer. Pas de frayeur, pas d’égarement.
Le 5 septembre 2009 |
Mes vols |
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Au programme de ce samedi: Le déroutement.
Direction Le Puy en Velay (LFHP).
Départ de bonne heure un nouvelle fois, les DR400 du club étant indisponibles, c’est en PA28 (un avion dont j’ai déjà parlé ici, et dont j’apprécie particulièrement le « confort » du pilotage par rapport au DR400).
Direction Le Puy en Velay donc, et après ?
Rien, aucune info, « on verra » m’a-t-il dit, l’objectif étant de travailler le déroutement.
En route pour Le Puy, avec une altitude jamais atteinte par votre serviteur, qui a volé ce matin même au FL85 ! Il est vrai que c’est plus simple en PA28-160 qu’en DR400-120, jusqu’à ce jour, je pensais même ne jamais dépasser 5 500 QNH ;-)
Arrivé au Puy, une petite heure après le départ, et sans encombre, le terrain est charmant, très propre, avec de belles installations, qui semblent d’ailleurs très légèrement sous-exploitées, pas un chat aux alentours, silence radio…
Intégration, posé, arrêt, redécollage.
« Bon, ben on va prendre la direction du retour sur Lyon » me dit-on dans la casque.
Ok.
5 minutes de vol plus tard : « Ah, problème météo, pas la peine de rentrer à Lyon, c’est tout bouché, on pourra pas se poser. Le plus logique serait de dérouter vers St-Etienne, mais la piste est fermée suite à un incident. Allons voir si on peut aller boire un verre sur le terrain de Feurs ! «
Ok, donc, on prend le TOP, on estime le cap, on l’affiche, puis on estime la distance, puis la durée, puis l’heure d’arrivée, ensuite on affiche les fréquences radio COM, on contacte St-Etienne avant d’entrer dans la TMA, puis on prend une butée VOR pour être sur de pas rater ce petit terrain en herbe posé au milieu des champs, puis on affiche la fréquence de radio NAV. Comme on est pas très loin, on attaque la descente, tout en pensant à assurer la sécurité, parce qu’on nous a signalé du monde en face.
Bref, vous l’aurez compris, rien de très compliqué, mais une charge de travail assez conséquente, qui influence assez fortement la qualité de mon pilotage: le cap est bien tenu, mais le vario vascille.
Avec un FI a coté, on a le temps de regarder la carte, de relever des CAP sur sa carte, de comprendre ou on est, et de mesurer les distances.
Le terrain de Feurs, est bien camouflé, une piste en herbe verte calée entre un champ en herbe verte et un autre champ en herbe verte lui aussi, j’hésite, je doute et ce n’est qu’à la verticale du terrain que j’ai vraiment la certitude d’y être !
Seul à bord, je me dis que la charge de travail ne doit pas être simple à gérer.
Et pourtant…
Et pourtant, il va falloir s’y faire, puisque dimanche prochain, si la météo le permet, ça sera ma première Nav en solo !
C’est un étape majeure de la formation, que je juge tout aussi importante que le premier lâcher.
Je sais que j’en suis capable, je sais aussi que mon FI me juge prêt (sinon, il ne me lâcherait pas, il n’est pas fou !) mais cela reste pour moi un symbole fort.
Si tout se passe bien également, le week-end suivant sera celui de ma « Grande Nav » de + de 150NM, qui marquera une avancée certaine vers l’examen en vol, que je souhaiterais pouvoir passer avant d’être papa, si tout le permet, c’est à dire avant la fin du mois de Novembre.
La météo des semaines à venir va être décisive dans mon rythme de progression vers l’ultime étape de cette formation.
A bientôt donc pour la suite des évènements, le début de la grande aventure approche : Nav solo, examen….Ce n’est que le début d’un rêve qui commence à vraiment prendre forme…

La trace Google Earth de la nav de ce matin :
Lyon Bron (LFLY) – Le Puy/Loudes (LFHP) – Feur (LFLZ) – Villefrance Tarare (LFHV) – Lyon Bron ) : 2h21 de voyage…
Au programme de cette Nav, après 5 semaines sans voler : Lyon (LFLY) – Grenoble (LFLS) – Valence (LFLU) – Lyon (LFLY)
Départ de Lyon à 8h00, l’air est encore frais, le ciel est dégagé, malgré un petit ciel de traine sur l’est. Je le surveille depuis ce matin, et je le vois qui file vers l’est assez rapidement, laissant place à un grand ciel bleu.
Notre première destination : Grenoble.
Lyon Saint-Ex et Lyon Bron sont très proches l’un de l’autre, et un départ vers l’est depuis notre terrain de LFLY, impose un survol de Saint-Ex.

Je connais de nombreuses personnes au club, qui préfèrent faire un détour, ou ne jamais partir vers l’est, plutôt que d’avoir à couper les axes de Lyon Saint-Exupéry (LFLL).
Je n’étais pas particulièrement inquiet concernant ce « baptême », je dois même avouer que cela faisait déjà un moment que j’en rêvais.
Après avoir informé le contrôle de nos volontés, nous décollons en 34, puis tout de suite, virage à droite, destination Grenoble en préparant la traversée des axes de Saint-Ex. Quelques minutes de vol séparent les deux terrains, tout va donc très vite. La première difficulté, consiste à identifier les points de report. Les cartes VAC proposent la liste des points d’entrée de zone, ainsi qu’un descriptif de chacun de ces points.
Malheureusement, nous évoluons en zone urbanisée, au milieu d’une grosse agglomération, et le descriptif des trois points que je dois successivement passer est assez limité « Rond point routier sud-est de GENAS » et « Rond-point Ouest de SATOLAS » et « Rond-point Ouest de CREMIEU« . La zone en question doit compter une bonne centaine de ronds-points, et identifier ces points sans GPS me semble tout à fait impossible.
N’aurait on pas pu trouver des points plus caractéristiques que des ronds-points dans une zone industrielle ?
Bref, nous supposons être à peu près au bon endroit (d’ailleurs le contrôle de Lyon Saint-Ex ne nous reproche rien), puis nous voila contraints de faire quelques 360° d’attente, avant que le contrôleur puisse nous autoriser à transiter à la verticale du seuil 36.
Spectacle magnifique, nous sommes à 1 500 ft au dessus de la piste, et nous distinguons parfaitement le trafic au sol. Je n’ai malheureusement pas trop le temps d’en profiter (ni de faire de photos), concentré sur ma Nav, et déstabilisé par la prochaine épreuve surprise de la matinée…
Juste après avoir coupé les axes, je me mets donc à la recherche de notre prochain point de sortie de la CTR, un rond-point lui aussi (décidément), seulement s’ajoute à cela un petit imprévu, on est passé, bien malgré nous On-Top…
La ciel de traine que je surveillais un peu avant notre décollage est bien entrain de nous quitter par l’est, mais nous l’avons rattrapé…
Nous voila donc à 2 000 ft QNH, au moins 500ft au dessus de la couche, et à la recherche du point de sortie de CTR. Heureusement, lors de la préparation de ma nav, j’avais pris soin de le baliser avec un radial VOR. Ce n’est que ma troisième Nav, et pour les deux précédentes, je n’avais pas pris l’habitude de le faire systématiquement, pour celle-ci, je ne sais pas pourquoi, mais j’avais balisé tous mes points. Bien m’en a pris, j’ai enfin compris que c’était indispensable, je le ferai systématiquement à l’avenir.
Ce premier vol On-Top est splendide; c’est une première que je ne suis pas prêt d’oublier; puis le ciel se dégage, et nous approchons déjà de Grenoble, notre première destination.
L’intégration à Grenoble se passe bien, la contrôleuse est charmante, un petit tour de piste, puis nous prenons la direction de notre prochaine étape : Valence.
La branche Grenoble Valence est magnifique, nous survolons des vallons boisés, parsemés de lacs et d’étangs, puis très vite, nous apercevons Romans et Valence.
Au retour sur Lyon, juste un petit piège à éviter, une ZIT au dessus de la centrale nucléaire de St-Alban, j’avais prévu une branche de navigation pour être sur de m’écarter de la ZIT, en prenant un peu à l’est puis en revenant après avoir dépassé l’installation, mais une fois sur place je me suis rendu compte que le détour que j’avais prévu était colossal, j’ai du faire plusieurs dizaine de nautique de détour, je suis passé tellement loin qu’on distinguait à peine la ZIT…Au moins, pas de risque d’intrusion !
La reprise en main se passe plutôt bien, mais le pilotage est imprécis, ce n’est que ma troisième Nav, et les tenues de cap et d’altitude sont assez hasardeuses, je me concentre trop sur la navigation, et pas assez sur le pilotage.
Un seul regret, ne pas avoir pu faire de photos de ce vol, qui restera je le pense un des très bons souvenir de ma formation PPL.
Prochain vol, si la météo le permet, Lyon – Vichy – St-Yan, hold the line.
Voici avec un peu de retard, le retour de ma première Nav.
Au programme, LFLY – LFLO – LFMH – LFLY
Météo parfaite (une fois n’est pas coutume), 7h30 du matin sur le terrain, frais et impatient.
La nav a été préparée la veille au soir, mais comme il s’agissait de ma première préparation, j’ai fait ce que j’ai pu.
Je n’ai évidemment pas pensé à tout, mais l’essentiel était là, pas de grosse erreur, pas d’oubli majeur, bref, un coup d’essai plutôt positif.
C’est tellement bon de quitter son terrain, de voler en FL (en niveau de vol), de contacter Marseille Info, de découvrir un nouveau terrain (après avoir réussi à le trouver.)
Que de nouvelles sensations si agréables. Je pense que le voyage va devenir un de mes principaux centres d’intérêt une fois « diplômé ».
J’ai hâte de pouvoir emmener mes amis et mes proches découvrir le monde d’en haut, et partir en week-end sans subir les bouchons de l’autoroute.
Cette première nav d’à peine 200Nm m’a permis de découvrir tellement de choses en 2 heures à peine…
Au programme de la prochaine : LFLY – LFGL – LFLM – LFLY, encore un grand voyage pour moi qui ne suis que débutant et inexpérimenté, mais je l’attends avec une impatience extrême !

Evènement sans précédent : un aller-retour LFLY – LFHS
Au risque de paraître un peu ridicule je considère cela comme ma première navigation.
En effet : première fois que je dépasse les 3000 ft, première fois que je croise les axes de St-Ex, première fois que je pénètre la TMA de St-Ex (que l’on s’arrangeait toujours pour éviter jusqu’à ce jour), première fois que je sors ma carte au 1/500 000, première fois que j’utilise un VOR et un ADF en condition réelle, première fois que je mets en pratique le cheminement
, première fois que je parcours une aussi grande distance.
Bref, beaucoup de premières fois qui font que cette première micro-nav, m’a comblé.
Pour beaucoup d’entre vous, cela va probablement sembler ridicule, mais souvenez vous de vos débuts (allez, ça n’est peut -être pas si loin)…
Mais pour d’autres encore ça n’est qu’un lointain rêve, et à vous, je le dit : lançez-vous ça vaut vraiment le coup !
.
Tout est si beau vu du ciel.
Pour ceux qui ne connaissent pas la région, l’ensemble du trajet consiste à traverser la Dombes : des milliers d’étangs à perte de vue, par une journée ensoleillée, c’est un spectacle formidable. (En tout cas, pour moi, ça le fût).

Un seul problème à tout cela : On n’a plus envie de s’arrêter, voler, voler, encore voler, voilà mon envie du moment.